Diagnostic du cancer : un nano-dispositif en cours de validation

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41416.htm
BE France 188 >> 22/02/2007 Focus

Si la miniaturisation des composants électroniques a entraîné des développements technologiques qui ont considérablement bouleversé la vie quotidienne des populations des pays industrialisés, en particulier dans leur manière de communiquer et d'accéder à l'information, la miniaturisation des capteurs biologiques sur une puce et leur intégration en plusieurs millions d'exemplaire vont provoquer une nouvelle fois de profonds changements au sein de cette société moderne.

Les travaux, particulièrement prometteurs, menés actuellement par l'équipe de Christophe Vieu au sein du Laboratoire d'Analyse e td'Architecture des Systèmes (LAAS) de Toulouse en sont un parfait exemple. Propos recueillis par Jean-François Desessard. BE France -

Demain, les laboratoires d'analyses actuels se présenteront sous la forme de puces ? Que va permettre cette miniaturisation ? Christophe Vieu - Notre objectif est en effet de parvenir à intégrer le laboratoire d'analyse actuel sur une puce. Cela permettra de réaliser les analyses biologiques plus rapidement, à meilleur marché et de les rendre ainsi accessibles au plus grand nombre. Prenons l'exemple d'une tumeur qui sécrète des marqueurs biologiques en quantité si faible que les diagnostics actuellement disponibles sur le marché sont incapables de les détecter. Dans ce cas, cette tumeur n'existe pas aux yeux du médecin. En revanche, les nano-dispositifs au développement desquels nous travaillons aujourd'hui permettront de détecter d'infimes quantités de marqueurs biologiques et, par conséquent, la tumeur. D'où la possibilité de diagnostiquer de façon plus précoce et avec une précision accrue l'émergence d'une maladie chez un patient et prévenir ainsi son développement, en particulier en adaptant une thérapie spécifique au patient, c'est-à-dire en lui prescrivant un "traitement à la carte".

Ces nano-dispositifs en développement sont capables de détecter des concentrations de l'ordre du femtomole, c'est-à-dire10 puissance -15 moles. Ainsi il leur suffit d'analyser de l'eau d'une piscine olympique dans laquelle a été diluée une seule goutte de lait pour qu'ils y détectent des protéines constituant ce dernier!

BE France - Où en sont vos développements dans cedomaine ?
Christophe Vieu - Nous avons mis au point un nano-dispositif ultra-sensible, intégrable sur une puce, capable de convertir l'affinité spécifique entre deux protéines en un signal électrique, ce qui permet de détecter de très faibles quantités de marqueurs cancéreux. Pour y parvenir, nous avons dû réaliser une véritable prouesse technologique qui a consisté à fabriquer des nanoélectrodes de 30 nanomètres de large, soit d'une taille comparable à celle des biomolécules que l'on cherche à détecter, dont la capacité à conduire le courant électrique est modifiée par la présence des protéines. Ce dispositif est en cours de validation au sein du cancéropôle deToulouse.

BE France - Quels sont les verrous restant à franchir?
Christophe Vieu - Il en existe un en particulier, issu de la biologie. Aujourd'hui, il reste en effet aux biologistes à élargir la palette des marqueurs biologiques à cartographier pour permettre aux médecins d'établir un diagnostic, à la fois plus précoce et plus précis, y compris dans le développement d'une maladie pour qu'ils puissent prescrire une thérapie adaptée au patient. Or ces nano-dispositifs que nous développons, destinés au départ au diagnostic, peuvent constituer également de formidables outils pour aider les biologistes et médecins à trouver ces marqueurs.

Plus généralement, le développement de ces biocapteurs miniaturisés sur puces n'est possible qu'à travers une coopération pluridisciplinaire entre physiciens, électroniciens, chimistes, biologistes et, à présent, médecins. Or il va falloir que le tissu de la recherche en France permettre de mener ces travaux de façon plus efficace. D'où la nécessité de faire tomber certaines barrières qui subsistent entre différentes disciplines. Par ailleurs, ces outils de diagnostics précoces, que nous pourrions voir émerger à l'horizon d'une dizaine d'années, vont entraîner un véritable problème de société. Aussi les citoyens vont-ils devoir s'en emparer afin de décider de quelles manières ils devront être utilisés.

pour en savoir plus, contacts : Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes(LAAS) - Christophe Vieu : tél. +33(0)5 61 33 69 65 -Email: cvieu@laas.fr rédacteur : ADIT - Jean-François Desessard - Email : jfd@adit.fr Origine : BE France numéro 188 (22/02/2007) - ADIT /ADIT -

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Visualisation de protéines et de leurs interactions in cellulo

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41413.htm
BE Allemagne 323 >> 22/02/2007 Sciences du vivant

Des scientifiques du Centre de Recherche en Environnement et Santé (GSF) près de Munich viennent de mettre au point une méthode de marquage fluorescent qui permet, pour la première fois, de visualiser les interactions protéiques ainsi que les partenaires respectifs de la réaction, à l'intérieur d'une cellule vivante. "Jusqu'à présent, lorsqu'il n'y avait pas de signal d'interaction, on ne pouvait pas savoir si l'interaction n'avait pas lieu ou si l'un des partenaires de la réaction n'était pas synthétisé". C'est ce que précise le Dr. Ruth Brack-Werner qui a développé un nouveau système de visualisation : exBiFC, "extended Bimolecular Fluorescence Complementation".

L'équipe de chercheurs a validé cette technique en travaillant sur l'identification des mécanismes cellulaires responsables de la multiplication de virus VIH. Pour cela, ils ont dû étudier les interactions entre les protéines cellulaires et les protéines régulatrices du virus, notamment la protéine Rev. Cette phosphoprotéine inhibe l'épissage des ARN messagers (ARNm) viraux et permet leur transport vers le cytoplasme pour la traduction et donc la formation de nouveaux virions. Les interactions de Rev dans la cellule peuvent être visualisées grâce à l'exBiFC.

La technique consiste à associer les deux partenaires d'interaction potentiels à un peptide-fusion fluorescent respectivement rouge ou bleu ainsi qu'à deux fragments complémentaires du peptide-fusion jaune. Ainsi, les fluorescences rouge et bleu indiquent que les deux partenaires de l'interaction ont bien été produits dans la cellule. Si les deux partenaires interagissent, le peptide-fusion jaune est reconstitué et un signal fluorescent est alors visualisé. Grâce à cette technique, l'équipe du Dr. Brack-Werner a pu mettre en évidence, dans des cellules vivantes, l'interaction des protéines Rev entre elles ainsi qu'avec les protéines cellulaires impliquées dans le transport nucléo-cytoplasmique, Risp (Rev-interacting shuttle protein) et Exportine-1 (CRM-1). Cet outil élégant ouvre la voie à de nombreuses applications pour l'étude des interactions in cellulo, notamment dans le cas du VIH.

pour en savoir plus, contacts : - Prof. Dr. Ruth Brack-Werner - GSF, Institut deVirologie Moléculaire, Neuherberg - tél : +49 89 31872923, fax : +49 89 3187 3329 - email : brack@gsf.de - H. Wolff, A. Hartl, H. M. Eilken, K. Hadian, M.Ziegler, R. Brack-Werner : "Live-cell assay forsimultaneous monitoring of expression and interactionof proteins", BioTechniques, 41:688-692, (2006)

source : Dépêche idw, communiqué de presse du Centre deRecherche en Environnement et Santé - 12/02/2007 rédacteur : Anaïs Manin, anais.manin@diplomatie.gouv.fr Origine : BE Allemagne numéro 323 (22/02/2007) -Ambassade de France en Allemagne / ADIT -

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L'affaire Allègre - et le réchauffement climatique

http://www.climat-sceptique.com/article-4112905.html

Claude Allègre, prix Crafoord, médaille d’or du CNRS et ancien ministre de la Recherche a exprimé son scepticisme sur les causes du réchauffement climatique. Mal lui en a pris, puisqu’il s’est attiré les foudres de climatologues de renom alertés par la vigilance d’un journaliste (Sylvestre Huet). Hélas, ceux qui se sont posés en défenseur de l’exactitude scientifique dans cette affaire ont omis de rappeler deux ou trois vérités à leurs concitoyens.

Explications
Dans un éditorial de l’Express paru voici deux semaines, Claude Allègre (photo) raille les « Cassandre du réchauffement ». En prenant deux exemples : la fonte du Kilimanjaro indûment attribuée au réchauffement climatique anthropique et la bonne santé de l’Antarctique, contraire aux prédictions de fonte des pôles faisant régulièrement la une des médias.

Malheureusement emporté par sa fougue, l’ex-ministre de la Recherche s’emmêle quelque peu dans ses références. Ce qui est noté par le journaliste (Libération) Sylvestre Huet, auteur d’une cinglante réponse au ministre et organisateur d’une riposte qui va par la suite impliquer un certain nombre de climatologues de renom.

Le Kilimanjaro et le réchauffement :
si l’on entrait dans les détails ? Dans sa réponse, S. Huet pose notamment : « Claude Allègre débute sa chronique en citant les ‘photos spectaculaires’ de Yann Arthus-Bertrand du Kilimanjaro - sommet africain- dont la couverture de glace est en voie de disparition. Puis critique l’attribution de cette évolution au réchauffement climatique en cours, un ‘refrain’, ironise t-il. Claude Allègre cite un article ‘dans la revue Nature’, où ‘des chercheurs français ont montré que cette désertification (responsable de la disparition des glaces du Kilimanjaro) était largement due à des mouvements tectoniques responsables de la remontée progressive du continent africain, modifiant la circulation météo.

L’effet de serre n’a aucun rôle majeur là-dedans’. Il n’y a pas d’article sur ce sujet dans les dernières livraisons de Nature. […] Allègre manipule le texte, trompe ses lecteurs. » Les remarques de S. Huet sur l’erreur de source sont exactes. Mais là où Huet trompe à son tour ses lecteurs, c’est quand il oublie de leur préciser que la fonte du mont Kilimanjaro n’est probablement pas liée aux émissions humaines de gaz à effet de serre. C’est-à-dire que Claude Allègre avait raison sur le fond quoique tort sur la forme.

Ainsi, les recherches les plus récentes (Cullen 2006, Kaser 2004, Kaser 2005, Mölg 2003, Mölg 2006) ont établi les faits suivants :

  • - la perte des glaces du Kilimanjaro est un phénomène étalé depuis le début des mesures (vers 1905) dont les fluctuations ne sont pas corrélées au réchauffement de l’atmosphère ambiante (la période 1989-2003 a ainsi le plus faible rythme de fonte depuis un siècle, malgré le « réchauffement sans précédent » de ces deux dernières décennies) ;
  • - les deux facteurs les plus importants pour la dynamique des glaces tropicales en Afrique de l’est sont l’insolation des versants (liée à la nébulosité) et surtout l’humidité ;
  • - l’humidité de cette zone a connu une brusque chute vers 1880 (bien avant l’effet de serre anthropique), probablement due à une modification du mode zonal de l’Océan indien. Bref, rien ne rapproche le comportement du Kilimanjaro de l’effet de serre anthropique, sinon une certaine vulgate catastrophiste cherchant des symboles évocateurs pour convertir les masses à son obsession carbonique.

D’autres travaux sur d’autres glaciers tropicaux (Georges2004 au Pérou, Polissar 2006 au Venezuela) ont d’ailleurs montré soit que les rythmes des fontes étaient plus élevés dans les années 1920 à1940 qu’aujourd’hui, soit que la dynamique glaciaire suit avant tout depuis 1000 ans la dynamique du soleil, et non celle du CO2.

L’Antarctique et les modèles :
un article mal interprété de part et d’autre Huet en vient ensuite au deuxième point, l’Antarctique. Citons-le :« Le géophysicien ne s’arrête pas là. Et cite un ‘important article d’une série d’éminents glaciologues (qui) montre que, en trente ans, le volume des glaces antarctiques n’a pas varié’. Ce qui, poursuit-il, met en cause l’idée selon laquelle ‘si un réchauffement général à lieu, il sera beaucoup plus important près des pôles qu’à l’équateur’. Or, cet article ne porte pas sur le volume des glaces de l’Antarctique mais sur la mesure de la quantité de neige qui y est tombée depuis 1958. Les auteurs notent qu’ ‘il n’y a pas de changement statistiquement significatif dans les chutes de neige depuis les années 1950, indiquant que les précipitations sur l’Antarctique ne peuvent pas atténuer la montée du niveau de l’océan mondial comme cela était espéré, malgré le réchauffement récent durant l’hiver de l’atmosphère au dessus (de l’Antarctique, ndlr)’.

Les climatologues n’ont en effet jamais envisagé que le réchauffement général et au-dessus de l’Antarctique, se traduise par une diminution du volume de la calotte antarctique mais par une augmentation, à l’horizon 2100, en raison de chutes de neiges plus importantes. » Cette correction n’est là encore qu’à demi-exacte. Car l’article en question de Monaghan et al. va justement à l’encontre des prédictions des modèles dont S. Huet se fait l’écho. On peut notamment y lire : « If anything, our 50-year perspective suggests that Antarctic snow fall has slightly decreased over the past decade, while global mean temperature shave been warmer than at any time during the modern instrumental record[…] It may be necessary to revisit GCM assessments that show increased precipitation over Antarctica by the end of this century in conjunction with projected warming (29). » (Cette note 29 renvoie au rapport du GIEC 2001).

Traduction rapide :
les précipitations neigeuses sont stables ou ont légèrement baissé alors que les températures ont augmenté sur cette zone ; il est nécessaire de revoir la copie de nos modèles qui prévoient le contraire. Claude Allègre avait tort de citer cet article comme un contre-exemple du réchauffement actuel. Mais ses détracteurs ont tort à leur tour de le citer comme un exemple de la qualité de prévision des modèles. Car c’est tout le contraire. Sur cette question de l’Antarctique, nous renvoyons nos lecteurs à notre synthèse montrant que les mesures de cette région sont parfois contradictoires et doivent de toute façon être interprétées avec la plus grande prudence. Ainsi qu’à ce travail récent de l’équipe de Winnikov (2006) considérant que nous sommes toujours dans le cadre de la variabilité naturelle en Antarctique comme en Arctique.

Les climatologues en colère :
inquiets pour leurs crédits ? Nouvel épisode de cette affaire Allègre : une lettre ouverte émanant de plusieurs scientifiques circule. Et non des moindres puisqu’elle est notamment signée par trois grands patrons de labo : Michel Fily (directeur du Laboratoire de Glaciologie et de Géophysique de l’Environnement), Jean Jouzel (Directeur de l’Institut Paul- Simon Laplace, IPSL), Thomas Stocker (directeur du Laboratoire Physique du Climat et de l’Environnement). Quel extraordinaire déploiement d’énergie pour un article somme toute banal dans un hebdomadaire généraliste ! La communauté des climatologues a visiblement choisi de jouer à fond la carte politico-médiatique. Il est vrai que cette carte est pour l’instant gagnante puisqu’elle a permis d’appréciables gains de financements publics depuis le premier rapport du GIEC. Comme Lionel Jospin venait d’annoncer son retrait à la course à la présidence, la perspective de voir Claude Allègre revenir au ministère de la Recherche s’éloignait. On entend encore le grand « ouf »de soulagement chez les modélisateurs du réchauffement anthropique…

Cette lettre ouverte des chercheurs reprend à peu près les arguments de Sylvestre Huet et ne précise pas plus la réalité du Kilimanjaro ni l’erreur des modèles suggérée par Monaghan et al. C’est un peu dommage pour des scientifiques dont le rôle est de donner aux citoyens tous les éléments objetifs pour juger une question. Surtout quand ils écrivent eux-mêmes : « On pourrait s’attendre à ce qu’un chercheur ‘éminent’, ancien ministre de la recherche et académicien, donne une information d’expert scientifique responsable et non une information tronquée, presque partisane et fausse, surtout lorsque cela concerne un sujet sociétal. » Eh bien chiche, arrêtons un peu les informations « tronquées et partisanes », donnons pour chaque thématique du réchauffement les différentes mesures et hypothèses en présence. On s’apercevra aisément que le « consensus » des chercheurs sur le réchauffement anthropique est un mythe ne correspondant pas à la réalité des publications scientifiques actuelles. Revenons ainsi à la supposée information exacte et complète de nos chercheurs. Pour répondre à l’insouciance de Claude Allègre, ils citent une étude récente (Velicogna 2006) indiquant que « la perte de glace[au Groënland] est passée de 90 à 220 kilomètres cubes par an » - preuve bien sûr de la catastrophe imminente si nous ne faisons rien. Les chiffres sont impressionnants, le contexte l’est un peu moins. Cette perte de glace est mesurée par une mission satellitaire (GRACE) lancée en 2002, voici donc cinq ans seulement. Aucun scientifique sérieux ne dira que des mesures sur cinq années permettent d’établir une quelconque tendance climatique. Ainsi, les températures actuelles du Groënland sont plus fraîches qu’elles ne l’étaient au cours des décennies 1930-1940. Et le cercle arctique est connu pour ses fluctuations rapides et amples à l’échelle des décennies, des siècles et des millénaires.

D’innombrables travaux ont déjà montré que la région était plus chaude qu’elle ne l’est aujourd’hui au cours du Holocène. A l’époque où le réchauffement anthropique était évidemment insignifiant (voir notre synthèse à ce sujet ainsi que ce papier récent sur les températures estivales du Groënland depuis un siècle).

Canicule-réchauffement :
mais quel expert du GIEC ferait donc le lien ? Les auteurs de la lettre ouverte à Claude Allègre ajoutent enfin cette étrange précision dans leur missive : « Dans sa chronique, Claude Allègre persiste à mettre en doute le rôle de l’activité humaine dans le changement climatique actuel. Il pourrait s’appuyer sur les conclusions présentées par le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat. Quel expert de ce GIEC a pu faire une relation directe entre les températures en France durant les mois de juillet et août de cette année 2006 et l’évolution du climat sur les dernières décades ? »

Nos grands climatologues semblent donc suggérer qu'un expert du GIEC n'aurait pas l'imprudence d'associer un mois de température en France et le réchauffement climatique. Or en pleine canicule de juillet dernier, l'information suivante circulait un peu partout (AFP) : « Le dérèglement est en marche, il n'y a aucun doute, on est au début du processus », a déclaré à l'AFP Hervé Le Treut, directeur du laboratoire de météorologie dynamique du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). [...] « On peut s'attendre à des canicules plus fréquentes ou plus fortes du fait de la tendance générale à la hausse des températures liée aux émissions de gaz à effet de serre », a estiméM. Le Treut.

Le même Hervé Le Treut (auteur du GIEC, bien sûr) qui déclarait également à l’agence d’information anglaise IPS : « We are observing and suffering the first effects of global warming. The emissions of greenhouse gases, such as carbon dioxide, are leading to higher temperatures all over the world, but these are observed in an irregular manner across the continents. The global weather is clearly disturbed. » MM. Fily, Jouzel et Stocker ont donc la réponse à leur question : M. LeTreut, expert du GIEC, a fait un lien direct entre un événement météorologique (canicule de juillet) et une hypothèse climatologique (réchauffement anthropique).

Compte-tenu des pratiques habituelles des médias alarmistes, on peut accorder à M. Le Treut le bénéfice du doute et considérer que ces propos ont été extraits de leur contexte. Mais cela montre au minimum le danger auquel s'expose une science climatique ayant accepté de jouer la carte de la médiatisation et de la politisation depuis la naissance du GIEC.

Conclusion
Dans sa chronique de l’Express, Claude Allègre a exprimé son scepticisme en matière climatique, mais commis quelques erreurs de référence. Dont acte. Pour autant, la réaction de ses détracteurs fut largement disproportionnée. Se drapant de la toge de l’exactitude scientifique, ils se sont bien gardés de statuer sur le fond des problèmes abordés par Claude Allègre : la fonte de Kilimanjaro est très probablement indépendante du réchauffement climatique d’origine anthropique, auquel elle n’est nullement corrélée dans sa dynamique ; les prévisions des modèles climatiques à l’échelle régionale restent d’une grande médiocrité, en Antarctique comme ailleurs ; le comportement actuel de l’Arctique doit être pondéré par les fluctations fréquentes et importantes de cette région, qui a connu déjà des réchauffements plus imporants en dehors de l’influence de l’effet de serre anthropique.

Sous couvert de corriger Claude Allègre, le processus d’étouffement systématique de la raison critique poursuit donc son oeuvre dans le domaine climatique. Mais comme nos lecteurs le savent, les faits sont heureusement plus têtus que les modèles. Références Cullen, N.J., et al. (2006), Kilimanjaro glaciers: Recent areal extent from satellite data and new interpretation of observed 20th century retreat rates, Geophysical Research Letters, 33, 10.1029 /2006 GL 027084. Georges, C. (2004), 20th-century glacier fluctuations in the tropical Cordillera Blanca, Peru, Arctic, Antarctic, and Alpine Research, 35,100-107. Kaser G. et al. (2004), The behavior of modern low-latitude glaciers, Past Global Changes News, 12, 1, 15-17. Kaser G. et al. (2005), Low-latitude glaciers: Unique global climate indicators and essential contributors to regional fresh water supply. A conceptual approach. In: Huber, U., H. K. M. Bugmann, and M. A. Reasoner(ed.), Global Change and Mountain Regions: A State of Knowledge Overview, Kluwer: New York, vol. 23., 185-196.Mölg, T. et al. (2003), Solar-radiation-maintained glacier recession on Kilimanjaro drawn from combined ice-radiation geometry modeling, Journal of Geophysical Research, 108, D23, 4731, doi:10.1029/2003JD003546.Mölg T. et al. (2006), Indian Ocean zonal mode activity in a multicentury integration of a coupled AOGCM consistent with climate proxy data, Geophysical Research Letters, 33, L18710,doi:10.1029/2006GL026384, 2006Monaghan A.J. et al. (2006), Insignificant change in Antarctic snow fallsince the International Geophysical Year, Science, 313, 827-831Polissar, P.J. et al. (2006), Solar modulation of Little Ice Age climatein the tropical Andes, Proceedings of the National Academy of SciencesUSA, 103, 8937-8942Velicogna I., J. Wahr (2006), Acceleration of Greenland ice mass loss inspring 2004, Nature, 443, 329-331publié par Charles Muller dans: Actualités / Brèves

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Neiges du Kilimandjaro - La cause de la modification climatique reste inconnue. Donc, prudence

http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/allegre/dossier.asp?ida=451670

Dans la même quinzaine, on a vu les photos spectaculaires de Yann Arthus-Bertrand montrant le Kilimandjaro déplumé, sans ses neiges, et l'on a immédiatement entendu le refrain sur le réchauffement de la planète et lu dans la revue Science un important article d'une série d'éminents glaciologues qui montre que, en trente ans, le volume des glaces antarctiques n'a pas varié (1).

Tous les spécialistes sont d'accord: si un réchauffement général du globe a lieu, il sera beaucoup plus important près des pôles qu'à l'équateur. Or ces auteurs expliquent qu'en certains endroits du continent Antarctique il y a une destruction massive de la banquise, mais qu'ailleurs il y a épaississement de la glace. Alors, y a-t-il ou non réchauffement climatique? L'argument du Kilimandjaro paraît imparable. On le voit, on le touche. Certes, mais les choses ne sont pas si simples.

La disparition progressive des neiges du Kilimandjaro est souvent attribuée à des phénomènes locaux, et au premier chef à la désertification de l'Afrique de l'Est. Récemment, dans la revue Nature, des chercheurs français ont montré que cette désertification était largement due à des mouvements tectoniques responsables de la remontée progressive du continent africain, modifiant la circulation météo. L'effet de serre n'a aucun rôle majeur là-dedans. Après le mois d'août qu'a connu la moitié nord de la France, les Cassandre du réchauffement auront du pain sur la planche pour faire avaler leurs certitudes à nos compatriotes. Il y a sans doute un changement climatique, mais ce dernier est caractérisé plus par de brusques fluctuations, à la fois dans l'espace et dans le temps (la canicule ou l' «été pourri» en sont des exemples, comme les tornades extrêmes ou l'augmentation des inondations), que par un réchauffement général.

La cause de cette modification climatique est inconnue. Est-ce l'homme? Est-ce la nature? Les archives glaciaires ou historiques nous indiquent que le climat est un phénomène capricieux. Les théories météorologiques mathématiques le confirment. Donc, prudence. Mais la dénonciation de la responsabilité de l'homme quant au réchauffement de la planète permet de ne rien faire (les effets des mesures préconisées ne se feront sentir que dans un demi-siècle!). En revanche, la lutte contre les théorèmes extrêmes peut être menée avec des résultats! Toutefois, comme ce n'est pas à la mode, on reste passif. En attendant, l'écologie de l'impuissance protestataire est devenue un business très lucratif pour quelques-uns! (1)

A. Monaghan et al., Science, vol. 313, 11 août 2006. L'Express du 05/10/2006

Climat: la prévention, oui, la peur, non allegreexpress@yahoo.fr
En réponse à mes détracteurs, je me dois de mettre les points sur les i: je ne nie nullement le changement climatique, mais je considère que le réchauffement global n'est pas le phénomène essentiel. http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/allegre/dossier.asp?ida=452950

Ma chronique sur le «réchauffement climatique» ayant suscité trois ou quatre réactions d'une violence hors de propos, je me dois de mettre les points sur les i. Il me semble y avoir effectivement une modification climatique comme on en connaît dans l'histoire des hommes ou l'histoire géologique. L'idée la plus généralement admise postule que ce changement consiste principalement en un réchauffement global et qu'il serait causé par le gaz carbonique (CO2) émis par l'homme suivant le phénomène physique dit de l'effet de serre. Je fais partie des membres de la communauté scientifique, certes aujourd'hui très minoritaires, qui contestent cette interprétation, la trouvant simpliste et occultant les dangers véritables.

Nous ne nions nullement le changement climatique, mais nous considérons que le réchauffement global n'est pas le phénomène essentiel. Si la température augmente de 1 ou 2 °C par siècle et que le niveau de la mer augmente de 25 centimètres, cela ne nous paraît pas catastrophique. Nous pensons, pour notre part, que le phénomène essentiel est l'augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes: canicule ou hiver russe, fortes pluies avec inondations et sécheresse avec manque d'eau potable, tornades violentes et fréquentes. Le tout avec des répartitions géographiques apparemment aléatoires.

La seconde question est celle de l'influence du CO2. L'augmentation des teneurs en CO2 dans l'atmosphère est un fait d'observation et l'homme en est très certainement responsable. A terme, cette augmentation deviendra sans nul doute une pollution néfaste, mais son rôle exact sur le climat est moins clair. Divers paramètres nous paraissent plus importants que le CO2. Ainsi, le cycle de l'eau et la formation de divers types de nuages, avec les effets complexes des poussières industrielles ou agricoles. Ou bien les fluctuations de l'intensité du rayonnement solaire à l'échelle du siècle et de l'année, qui semblent mieux corrélés avec les effets thermiques que les variations de teneur en CO2. Enfin, les effets observés sont, à nos yeux, différents dans l'hémisphère Sud et dans l'hémisphère Nord, où la disparition de la calotte glaciaire du Groenland paraît incontestable, au contraire de l'Antarctique.

Troisième point de désaccord, nous pensons qu'il est impossible de prévoir à long terme l'évolution du climat, car il dépend de la logique des phénomènes chaotiques, comme l'a montré Edward Lorenz. Ce que confirment l'observation paléoclimatique - avec l'occurrence des événements imprévisibles qu'on appelle les Dryas ou les événements de Heinrich - et encore plus les études historiques comme celle de Le Roy Ladurie, qui relève l'existence de phénomènes de canicule mortelle au XVIIIe siècle, lors du Petit Age glaciaire.

Mais ce qui me distingue des fanatiques de l'effet de serre, c'est que leurs proclamations consistent à dénoncer le rôle de l'homme sur le climat sans rien faire pour combattre ce danger, si ce n'est organiser des colloques et préparer des protocoles qui restent lettre morte. C'est l'attitude de l'écologie dénonciatrice. Je me situe clairement dans l'écologie réparatrice. Celle qui propose des solutions concrètes pour préserver notre planète. Dans le cas présent, en aménageant le territoire pour la préservation de l'eau et la prévention contre les cyclones, en défendant l'idée des voitures hybrides ou électriques dans les villes et les recherches sur la séquestration du CO2. Enfin, je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que j'ai écrit deux livres, en 1990 et en 1993, sur l'écologie, que j'ai été à la pointe du combat contre les dangers du plomb atmosphérique, que j'ai soutenu les recherches sur la couche d'ozone et l'effet des CFC et que, bien que partisan de l'énergie nucléaire pour préserver le pétrole, je me suis opposé à l'enfouissement profond des déchets radioactifs! Ce qui me distingue de certains, c'est que je crois en la capacité de l'homme à résoudre les défis, à condition de ne pas se tromper sur l'origine du danger! Ce dont je rêve, c'est que l'écologie soit le moteur du développement économique et non un obstacle créateur de peurs.

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Maladies neurodégénératives - Quand la peau produit des neurones

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/02/21/004-Maladiesneurodegeneratives.shtml
Mise à jour le mercredi 21 février 2007 à 16 h 20

Voici une percée qui pourrait révolutionner le traitement des maladies neurodégénératives comme l'Alzheimer, le Parkinson et la sclérose en plaques. Une équipe de chercheurs de l'Université Laval est parvenue à produire in vitro des neurones à partir de cellules souches provenant de la peau de sujets humains.

C'est la première fois qu'une différenciation aussi poussée de cellules nerveuses est obtenue à partir de tissu cutané humain. Les chercheurs ont utilisé de la peau humaine adulte obtenue après des interventions de chirurgie esthétique. Ils ont soumis le tissu cutané à différents traitements afin de libérer les cellules qui ouvrent la voie à la formation de neurones. Ils les ont ensuite cultivées in vitro.

Il est à noter que la peau ne contient pas de neurones entiers, qui sont abrités dans la moelle épinière, mais uniquement leurs prolongements. Ainsi, le défi consistait à produire des neurones à partir de cellules indifférenciées et non à multiplier des neurones déjà présents dans la peau. Les tests ont démontré que les cellules souches de la peau peuvent se multiplier et se différencier in vitro lorsqu'elles sont placées dans un milieu approprié.

Extérieurement, elles prennent progressivement la forme allongée typique des neurones. Sur le plan biochimique, les chercheurs ont découvert que, dans les jours qui suivent leur mise en culture, ces cellules produisent des marqueurs et des molécules associés aux structures intervenant dans le passage de l'influx nerveux entre les neurones. Cela suggère un début de formation de synapse entre les neurones. - affirme François Berthod

Les retombées
La possibilité de produire des neurones à partir de cellules de la peau fait rêver les scientifiques. À long terme, l'idée sera de prélever des cellules de la peau d'un malade et de les utiliser pour produire des neurones parfaitement compatibles, ce qui éliminera les risques de rejet. Ensuite, il sera possible de procéder à une greffe dans les régions malades du cerveau. Avant d'en arriver là, les chercheurs devront pousser plus loin la différenciation des neurones et démontrer qu'ils sont capables de transmettre l'influx nerveux. Les travaux du professeur François Berthod, de Marie Gingras et de Marie-France Champigny sont publiés dans le plus récent numéro du Journal of Cellular Physiology

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Cellules souches : création d'un réseau pour les transplantations

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41305.htm
BE Italie 52 >> 15/02/2007 Médecine

Créé à Rome, il s'agit du premier réseau métropolitain pour les transplantations de cellules souches ; les cellules mères progénitrices des cellules du sang (ou hématopoiétiques) pouvant être obtenues à partir de la moelle osseuse ou du cordon ombilical.

Le Rome transplant network (Rtn) regroupe déjà 7 hôpitaux disposant chacun d'un centre d'hématologie: Tor Vergata, Bambino Gesù, Regina Elena, Sant'Andrea, Sant'Eugenio, San Giovanni et Campus Biomedico. Il s'agit d'une ressource supplémentaire pour adultes et enfants atteints de pathologies du sang dont le traitement est susceptible de requérir une transplantation sanguine.

L'ouverture du réseau succède à celle de la Banque de l'os et du tissu musculaire, et devrait constituer un modèle d'organisation et de gestion de ressources pour les centres de greffes d'organes.
source : La Repubblica, 21/01/2007 Origine : BE Italie numéro 52 (15/02/2007) - Ambassadede France en Italie / ADIT -

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Google vise l'intelligence artificielle

http://technaute.lapresseaffaires.com/nouvelles/texte_complet.php?id=81,12399,0,022007,1332496.html&ref=cyberpresse
Marie-Eve Morasse 19 février 2007 - 17h31

Le cofondateur de Google, Larry Page, affirme que son entreprise s'intéresse de près à l'intelligence artificielle et que celle-ci n'est peut-être pas si loin d'être réalité. «Nous avons des gens chez Google qui tentent de développer de l'intelligence artificielle et qui veulent le faire à grande échelle.

Ce n'est pas si loin que ce que pensent les gens», a dit Larry Page à une rencontre de l'Association américaine pour l'avancement de la science tenue la semaine dernière. Ce n'est pas la première fois que le cofondateur de Google parle d'intelligence artificielle. Lors d'une conférence donnée à Londres en mai 2006, il avait déclaré que l'engin de recherche «ultime» en serait un qui «comprendrait tout ce qu'on lui demanderait et qui donnerait une réponse exacte instantanément». Larry Page a en outre exhorté les scientifiques qui assistaient à sa conférence à rendre leurs recherches plus accessibles et à les mettre en valeur. «Presque toute la croissance économique du monde est due au progrès technologique.

Comme société, nous n'y portons pas suffisamment attention. La science a un problème de marketing. Si la croissance mondiale est due à la science et à la technologie et que personne ne s'intéresse à vous, vous avez un sérieux problème de marketing», a dit Larry Page. Pour régler cette question, Larry Page propose aux scientifiques d'occuper davantage des rôles de leaders dans la société. Il leur suggère par exemple de s'impliquer en politique, de manière à prendre des décisions en matière de financement de la recherche. Le cofondateur de Google a également appelé les scientifiques à rendre leurs recherches disponibles en version numérique. Il souhaite que la popularité de sites comme YouTube et Google Video encouragent les scientifiques à s'y aventurer. Larry Page aimerait voir «une boîte à l'arrière de chaque salle de classe» de manière à ce que chaque professeur n'ait qu'à appuyer sur un bouton pour que tout ce qu'il dit se retrouve sur le Net. «C'est important de tout y mettre», dit-il.

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Un nouveau microscope optique à champ proche permet de représenter des nanolumières

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41410.htm
BE Allemagne 323 >> 22/02/2007 Optique

Le nouveau microscope optique en champ proche, développé par les physiciens de l'université d'Oldenbourg en collaboration avec l'université de Séoul (Corée), permet de mesurer pour la première fois, aussi bien l'intensité que la direction des champs optiques à proximité de nanoparticules.

La lumière est une onde électromagnétique dont la vitesse de propagation est très élevée et dont la polarisation peut être déterminée facilement. E nrevanche, à proximité de nanostructures, la lumière agit de façon différente : elle interagit avec les nanoparticules tel un champ proche optique et la direction de polarisation change fortement d'un endroit à l'autre.

L'équipe germano-coréenne a développé un nouveau microscope optique en champ proche qui permet, pour la première fois, de mesurer aussi bien l'intensité que la direction des champs optiques à proximité de nanoparticules. Dans ce microscope, le champ proche optique innonde la proximité d'une nanobille d'or. De la polarisation de la lumière, il est possible d'en déduire l'orientation du champ proche. En fixant la nanobille d'or à la fibre optique, il est possible d'obtenir une image microscopique de la polarisation du champ proche ayant une résolution de l'ordre de 50 nm.

Les physiciens utilisent actuellement cette nouvelle technique pour mieux comprendre les champs proches optiques des nanostructures métalliques et semiconductrives et pour développer de nouveaux nanolasers.

Cette technique est également importante pour les processus de conversion énergétiques dans les nanostructures, dans les composants optoélectroniques, dans les cellules solaires ou les diodes électroluminescentes ainsi que dans les nouveaux biocapteurs.

pour en savoir plus, contacts : Prof. Dr. Christoph Lienau - Institut für Physik,Arbeitsgruppe Ultraschnelle Nano-Optik, UniversitätOldenburg - tél : +49 441 798 3485 - email :christoph.lienau@uni-oldenburg.de
source : Dépêche idw, communiqué de presse de l'université Carlvon Ossietzky d'Oldenbourg - 13/02/2007
rédacteur : Marina Pajak, marina.pajak@diplomatie.gouv.fr Origine : BE Allemagne numéro 323 (22/02/2007) -Ambassade de France en Allemagne / ADIT -

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La médecine lilliputienne

http://www.cyberpresse.ca/article/20070218/CPACTUEL03/702180598/1015/CPACTUEL

Le dimanche 18 février 2007
Thomas Gervais - La Presse Collaboration spéciale

Qui aurait cru en 1950 que la totalité des volumes d'une bibliothèque pourrait un jour tenir sur un seul DVD? La microfluidique propose aujourd'hui de faire la même chose avec un laboratoire d'analyse médical.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les ingénieurs de l'armée américaine ont créé toute une commotion en inaugurant une machine révolutionnaire, le superordinateur ENIAC. D'un poids de 27 tonnes, ce dinosaure de l'informatique, qui nécessitait plusieurs employés pour l'opérer, produisait alors un famélique 5000 additions simples par seconde.

Grâce à l'invention du transistor et à un effort soutenu de miniaturisation, un ordinateur portable pèse aujourd'hui deux kilos et possède un million de fois la puissance de calcul de l'ENIAC.

Laboratoire sur puce
Le même sort est envisageable pour les laboratoires médicaux qui ressemblent un peu à l'ENIAC d'autrefois. En utilisant la microfluidique comme technologie d'automatisation, toutes les étapes d'un diagnostic - culture des bactéries, préparation d'échantillons, détection, etc. - peuvent être repensées en version miniature et intégrées dans un même appareil.

Cette minichaîne de montage médicale permet des gains spectaculaires en vitesse d'analyse. C'est le fameux concept de «laboratoire-sur-puce», tel que décrit par David Juncker, professeur de génie biologique à l'Université McGill (voir Le médecin et le plombier lilliputien). Récemment, le terme est devenu si populaire à l'échelle mondiale que la Société royale de chimie du Royaume-Uni a créé, en 2001, une revue mensuelle spécialisée consacrée uniquement à l'avancement de cette technologie : Lab on a Chip.

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Plus petit, plus fort !

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41253.htm

BE Israël 55 >> 9/02/2007
Nanotechnologies

Les chercheurs du Technion ont démontré pour la première fois que les nanostructures minuscules étaient plus fortes que les larges structures. En fait, en dessous d'un certain diamètre, la force de la structure commence à augmenter de façon drastique.

Ce phénomène s'explique par le fait que, dans des petits diamètres, les molécules n'ont pas la possibilité de se positionner librement dans la fibre. Cette limitation de mouvement les force à créer des matières plus solides. Cette découverte pourrait avoir des applications dans le futur comme des vestes de protection plus légères ou des cordes et des fibres plus fortes.

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Vision 3D sans lunettes spéciales

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/041/41350.htm
BE Japon 433 >> 16/02/2007 Multimédia

Depuis plusieurs mois maintenant des systèmes permettent d'obtenir une vision 3D sans usage particulier de lunettes. De récentes avancées ont permis de faire évoluer encore ces systèmes en proposant par exemple des images 3D visibles en dehors de la position centrale face à l'écran ou bien des systèmes capables d'obtenir un rendu sur grand écran.

Les grands acteurs japonais de l'électronique comme Sanyo, Toshiba ainsi que certains laboratoires académiques ont chacun leur système 3D. C'est le cas de NTT Docomo qui, en association avec le laboratoire du professeur Yasuhiro TAKAGI du Tokyo University of Agriculture and Technology, avait déjà présenté en octobre dernier un écran de 7 pouces permettant de voir des images et vidéo 3D sous plusieurs angles sans lunettes.

La 3D de l'écran LCD est visible non seulement en face de l'écran mais aussi dans un angle de 60° horizontalement et 30° verticalement. L'image 3D est projetée en fonction de la position de l'utilisateur calculée grâce à une caméra qui repère les yeux de celui-ci. L'impression d'avoir des objets sortant de l'écran est obtenue grâce à une lentille qui donne des images denses et directionnelles.

Récemment, alors que les technologies de vision 3D étaient jusqu'à présent plutôt réservées aux petits écrans, une autre branche de NTT, NTT Cyber Space Laboratories, vient de développer un système permettant d'obtenir un écran 3D pouvant aller jusqu'à 100 pouces. Hormis un logiciel et deux écrans de projections spéciaux, le système est utilisable avec n'importe quel ordinateur relié à deux projecteurs classiques. Les écrans sont des feuilles d'acrylique transparent recouvertes d'un film holographique qui peut soit laisser passer la lumière soit la réfléchir. Le logiciel gère les images qu'ils envoient avec des ombrages (shading) différents vers les deux projecteurs. En les projetant sur les deux écrans placés l'un derrière l'autre, les deux images sont superposées grâces aux films holographiques et donnent l'impression de profondeur.

L'avantage d'un tel système est qu'il n'est pas limité à une taille définie comme c'est le cas lors de l'utilisation d'un écran LCD. L'utilisation de projecteurs permet en effet de zoomer pour changer d'échelle et les développeurs du système affirment qu'une projection sur un écran de 100 pouces est possible. Ces nouveaux systèmes de vision 3D pourraient très bien un jour avoir des applications pour les jeuxv idéo, le commerce en ligne, la publicité ou pour les musées.
source : - NTT Docomo, 29/09/2006 - ikkei, 07/02/2007
rédacteur : Pierre-Jean MARTIN, adjoint.stic@ambafrance-jp.org
433/STIC/2360 Origine : BE Japon numéro 433 (16/02/2007) -
Ambassadede France au Japon / ADIT -

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Percée majeure - De l'espoir contre l'autisme

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/02/19/001-autisme-percee.shtml

Mise à jour le lundi 19 février 2007 à 16 h 18

Un effort international a conduit à la plus importante découverte des 30 dernières années dans la compréhension de l'autisme, ce trouble envahissant du développement.

Des chercheurs dirigés par une équipe ontarienne de l'Université McMaster ont identifié de nouveaux gènes liés à l'autisme. Pour ce faire, ils ont étudié les cerveaux de membres de familles présentant plus d'un cas de ce trouble. Ils ont ainsi pu mettre en lumière le rôle clé d'une région du chromosome 11 et du gène neuroxine 1 dans la survenue de l'autisme. Le neuroxine 1 appartient à une famille de gènes qui aident les cellules nerveuses à communiquer entre elles.

Les scientifiques pensent que ces gènes jouent un rôle important dans les désordres de l'autisme. Pas moins de 120 chercheurs représentant une cinquantaine d'institutions de 19 pays ont participé à ces travaux dont les conclusions sont publiées dans le magazine Nature Genetics. Les scientifiques espèrent maintenant que leur découverte les aidera à mettre au point un test d'ADN qui permettrait d'identifier très tôt des enfants atteints d'autisme afin de contrecarrer certains de ses pires effets.

Ces résultats pourraient représenter une étape importante dans la création de nouveaux traitements. - Jonathan Green, psychiatre britannique. Cette découverte pourrait aussi permettre à des parents qui ont des enfants autistes de connaître les risques qu'ils ont d'avoir un deuxième enfant autiste. L'autisme est caractérisé par des déficits de la communication et des relations sociales, associés à des comportements répétitifs, stéréotypés. Il touche environ 1 enfant sur 165. Saviez-vous que?L'autisme infantile a été décrit pour la première fois en 1943 par le pédopsychiatre autrichien Léo Kanner, qui l'a isolé au sein des psychoses de l'enfant pour en faire une maladie à part entière.

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Une mémoire de la taille d'un globule blanc

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3760

Physique Posté par Adrien le Mardi 20 Février 2007 à 00:00:34

Jim Heath, chercheur à Caltech, et Fraser Stoddart du California Nano Systems Institute (CNSI) à l'Université de Los Angeles (UCLA), viennent de présenter dans la revue Nature du 25 Janvier une avancée importante pour le développement de l'électronique moléculaire. Ils ont mis au point un prototype de mémoire d'une capacité de 160 Kb de la taille d'un globule blanc, ce qui correspond à la première mémoire d'une telle densité encore jamais fabriquée.

Le dispositif se compose d'une matrice de 400 fils de silicium et de 400 fils de titane inter-croisés perpendiculairement. Une couche de molécule organique est intercalée entre chaque croisement de fils. La jonction qui définit un bit de donnée ne dépasse pas 15 nm en largeur.

En comparaison les mémoires les plus denses actuelles possèdent des motifs de base de 140nm de large. Les molécules utilisées pour le stockage de l'information ([2] rotaxanes) sont composées de 2 parties complémentaires: un anneau moléculaire encercle une molécule en forme d'haltère. Lorsque la molécule reçoit un signal électronique, la partie en forme d'anneau se déplace d'une position à une autre le long de la partie en forme d'haltère ce qui engendre une différence de conductivité. Ces molécules forment ainsi un interrupteur moléculaire.

En appliquant la loi de Moore, les mémoires actuelles atteindraient une telle densité dans 13 ans. Néanmoins beaucoup de chercheurs s'accordent à dire que cette loi ne sera plus valable au-delà de 2013 en raison des limites physiques induites par la miniaturisation des circuits électroniques.

Ce nouveau type de mémoire pourrait donc s'avérer très prometteur pour l'industrie du semi-conducteur puisqu'il permettrait de repousser les limites de la miniaturisation. Plusieurs années de R&D seront nécessaires avant que cette technologie puisse être utilisée pour les futurs circuits. Une des difficultés que les chercheurs s'attachent à surmonter est la faible durée de vie des interrupteurs moléculaires qui ne dépassent pas actuellement la dizaine de commutations.

Source: BE Etats-Unis numéro 65 (9/02/2007) -Ambassade de France aux Etats-Unis / ADITIllustration: Jonathan Green, John Nagarah and HabibAhmad, California Institute of Technology

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Les pays industrialisés souffrent d'un illettrisme scientifique préoccupant

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/20/264254/les_pays_industrialises_souffrent_d_un_illettrisme_scientifique_preoccupant.shtml

Lundi 19 février 2007, 11h37

La proportion de la population adulte américaine ayant une culture scientifique générale acceptable est légèrement plus élevée qu'en Europe et au Japon mais reste trop faible, une situation préoccupante dans un monde de plus en plus complexe, selon des experts.

En outre, la pseudoscience progresse aux Etats-Unis comme en Europe, ont constaté ces chercheurs, citant différentes enquêtes, lors de la conférence annuelle de l'association américaine pour la promotion de la science (AAAS).

"La réalité est qu'aucun des grands pays industrialisés aujourd'hui ne compte un nombre suffisant d'adultes scientifiquement lettrés", a déploré Jon Miller, un expert de l'éducation, professeur à l'Université du Michigan (Nord) Aux Etats-Unis, le public a davantage de connaissances scientifiques de base qu'il y a vingt ans grâce à l'obligation depuis plusieurs années pour tous les étudiants dans les universités de suivre un cours de science générale, selon cet expert.

En 1988, seulement 10% des adultes américains avaient suffisamment de notions de science pour pouvoir lire et comprendre un article scientifique dans le New YorkTimes. En 2005, ce taux atteignait 28%, a précisé Jon Miller. Mais cette tendance encourageante est quelque peu gâchée par le net accroissement de la proportion d'Américains croyant dans la pseudoscience comme l'astrologie et les extra-terrestres, a-t-il dit, un phénomène également observé en Europe, selon Nick Allum, un sociologue de l'université de Surrey en Grande Bretagne.

En 2001, 53% des Européens estimaient que l'astrologie était "plutôt scientifique" contre 31% la jugeant "absolument pas scientifique", a-t-il dit notant cependant qu'il pourrait aussi y avoir une confusion dans les termes, chez de nombreuses des personnes interrogées qui ont paru confondre astronomie et astrologie.

Pour Carol Susan Losh, sociologue de l'université de Floride (sud est), l'attrait pour la pseudoscience peut s'expliquer par le fait que cela parle du sens de la vie et des émotions, des sujets sur lesquels la science n'a pas de réponse. Elle a noté que la lecture de l'horoscope est plus populaire chez les femmes. Cette sociologue a aussi noté que la croyance aux enlèvements par des extra-terrestres était en augmentation aux Etats-Unis. "Il n'est pas étonnant que la génération qui a grandi avec les émissions télévisées comme "Twilight Zone" et"Star Trek" soit séduite par ces croyances", a commenté la sociologue.

Le fait que la pseudoscience ne soit pas discutée dans le cadre scolaire aggrave ce phénomène, selon elle. Outre la montée de ces croyances irrationnelles, ces chercheurs ont relevé une progression du taux d'étudiants d'université se déclarant "hésiter" entre créationnisme et théorie de l'évolution de Darwin. Le sociologue Raymond Eve de l'université du Texas a constaté, dans une enquête menée dans une grande université américaine dont il n'a pas précisé le nom, une chute du nombre d'étudiants pensant que l'évolution expliquait le développement de la vie et un net accroissement de ceux croyant à la création du monde selon la bible.

Selon Jon Miller, la science au 21 siècle "sera moins neutre émotionnellement alors que les avancées génétiques et en biologie commencent à lever les mystères sur les origines de l'homme" et ce en conflit direct avec nombre de croyances religieuses. "Trop d'illétrisme scientifique dans un pays est un handicap majeur alors que le force de travail doit être de plus en plus sophistiquée technologiquement pour que l'économie soit compétitive", a expliqué cet expert de l'éducation. "Même en tant que citoyen, une culture scientifique minimum est indispensable pour pouvoir comprendre les grandes questions actuelles, comme celle des cellules souches embryonnaires dans la recherche", a-t-il ajouté.

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Un nouveau moteur adapté à n'importe quel type de carburants

http://www.futura-sciences.com/news-nouveau-moteur-adapte-n-importe-quel-type-carburants_10375.php

LA RECHERCHE
Extrait du BE Allemagne N°321 -
Ambassade de France en Allemagne, le 16/02/2007 à 10h17

Des chercheurs du centre aérospatial allemand (DLR) ont développé un nouveau moteur à combustion interne basé sur le principe d'un générateur linéaire à piston libre. Cette nouvelle technologie permet de concevoir un moteur qui puisse transformer n'importe quel type de carburants (essence, gaz naturel, hydrogène ouéthanol) en énergie électrique, sans les pertes de rendement habituellement rencontrées.

Le vilebrequin d'un moteur traditionnel est remplacé par un générateur linéaire et un ressort pneumatique. Le générateur produit directement de l'énergie électrique qui peut être utilisée pour propulser le véhicule par l'intermédiaire d'un moteur électrique. Le taux de compression et la cylindrée du moteur étant variables, son fonctionnement en puissance réduite est fortement optimisé. Cela permet de diminuer la consommation du moteur, ainsi que ses émissions polluantes, en particulier lors d'une utilisation à bas régime (conduite en ville).

D'après les chercheurs, ce nouveau moteur devrait être mis sur le marché d'ici 5 à 6 ans. Outre son utilisation au sein des moteurs à combustion, le nouveau générateur pourra également être utilisé pour des systèmes stationnaires de production d'énergie.
Par Dimitri Pescia.

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Un labo sur «carte de crédit»

http://www.cyberpresse.ca/article/20070218/CPACTUEL03/702180599/5094/CPACTUEL03

Le dimanche 18 fév 2007 Thomas Gervais

Les «diagno-disques» du Dr Bergeron ne sont pas les seuls exemples d'outils microfluidiques en développement. Cyril Delattre, ingénieur-chercheur à la Commission de l'énergie atomique à Grenoble (CEA-LÉTI), travaille actuellement à la conceptiond'un prototype de «labo-sur-puce» servant à diagnostiquer les maladies respiratoires.

Fabriqué entièrement avec du silicium, un matériau emprunté directement aux puces d'ordinateur, son appareil comprend un système de préparation, d'amplification et de détection de l'ADN de bactéries et de virus pulmonaires. Ainsi, un travail requérant plusieurs mètres carrés d'espace de laboratoire se retrouve concentré sur une surface de la taille d'une carte de crédit, explique le chercheur. « Cette technologie va avoir un impact particulièrement important dans les milieux hospitaliers partout dans le monde, ajoute-t-il. Si un malade est contagieux, nous le saurons instantanément et prendrons les moyens afin d'éviter qu'une épidémie ne se propage.»

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Concordia : l'observatoire du futur en Antarctique

http://www.futura-sciences.com/news-concordia-observatoire-futur-antarctique_10364.php

Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 19/02/2007 à10h20

Et ce rêve devient déjà réalité. A la station franco-italienne Concordia, plus précisément au dôme C, se construit ce qui pourrait devenir l'observatoire du futur.

Les premières évaluations sont très encourageantes. Selon Hervé Trinquet, post-doctorant du CNRS/Laboratoire universitaire d'astrophysique de Nice (LUAN), l'étude des qualités optiques du ciel démontre que l'épaisseur de la couche de turbulences atmosphériques gênantes en astronomie n'atteint qu'une hauteur de 30 mètres en hiver, ce qui est unique au monde. Il fait aussi remarquer que "90% de toute la turbulence est au sol", alors que partout ailleurs sur la planète on rencontre plusieurs zones turbulentes en altitude.

Autre grand avantage de Concordia, le très faible taux de vapeur d'eau dans l'atmosphère autorise à la fois l'observation d'astres de faible luminosité dans l'infrarouge ainsi que dans le visible. Dès cet hiver, un nouveau télescope de 40 cm équipé d'un photomètre permettra des mesures photométriques très précises depuis le dôme C afin d'étudier l'absorption de l'atmosphère.

Mais comme on le voit ci-dessus, les astronomes n'ont pas attendu la nouvelle installation pour débuter leurs travaux. Djamel Mékarnia, de l'observatoire dela Côte d'Azur/CNRS, utilise déjà une paire de télescopes jumeaux de 30 cm depuis le sol, et un autre posé sur une plate-forme à 8 mètres de hauteur. Il examine aussi attentivement le taux de transparence du ciel et se réjouit déjà de l'arrivée de l'hiver et de ses trois mois de nuit complète afin de pouvoir observer en continu certaines étoiles, 24 heures sur 24 durant une ou deux semaines.

Pour l'hiver suivant, un nouveau télescope sera consacré à la surveillance d'un groupe d'étoiles en continu pour tenter de détecter des planètes extrasolaires. Non loin de là, les Italiens ont aussi commencé l'installation de deux télescopes, dont l'un de 2,6 mètres pour travailler dans les ondes millimétriques. Rina Brigulio, de l'université de Rome, attend aussi impatiemment l'hiver pour utiliser un petit télescope optique de 25 cm pour mesurer la variation d'intensité d'étoiles comparables à notre Soleil.

Le seul défaut de Concordia, selon les astronomes, concerne le très grand froid. Celui-ci givre les miroirs et rend l'accès à la base difficile. Mais Soren Moller Pedersen, de l'université technique du Danemark, s'en réjouit car cela lui permet de tester son magnétomètre, posé dans la neige, dans les pires conditions: il devra en effet fonctionner parfaitement sur Mars, où les variations thermiques sont comparables, entre -30 et -70°C. Dans l'avenir, Hervé Triquet prévoit la construction du projet Keops, un interféromètre composé de 36 télescopes optiques de 1,50 m installés dans un cercle d'un kilomètre de diamètre, équivalent à un instrument de 30 mètres. Les premiers éléments pourraient être installés en 2008.

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Un test génétique ultrarapide

http://www.cyberpresse.ca/article/20070212/CPSCIENCES/70212080/5529/CPSCIENCES
Isabelle Burgun
Agence Science-Presse

Des chercheurs de l'Université Laval ont mis au point un test génétique simple, peu coûteux et ultra rapide. Cette méthode, nommée Fluorescence Chain Reaction (FCR) ou super-allumage, donne des résultats en seulement quelques heures versus quelques jours pour la plupart des tests.

«Nous avons développé un outil pour simplifier les techniques de détection», présente Mario Leclerc de la Faculté des sciences et de génie. La méthode d'amplification d'ADN couramment utilisée s'avère complexe et longue. Ce nouveau test, composé d'un polymère coloré réactif, présente l'avantage de ne pas avoir à manipuler l'échantillon à utiliser.

Il fait l'objet d'une présentation dans une récente édition du Analytical Chemistry. Ce test composé d'une puce ADN, dotée d'un brin ADN et d'un colorant réactif, reçoit l'échantillon à analyser. Le colorant devient fluorescent lorsqu'il détecte la présence complémentaire du gène problématique ou de l'agent infectieux. «Il faut savoir ce que l'on cherche pour mettre les bons paramètres dans la sonde. Lorsque la personne ou la plante est porteur du gène recherché, il y aura alors la recomposition de sa double hélice, ce qui provoquera la fluorescence», explique le chercheur.

Le «superallumage» correspond au bouquet de réactions colorées qui apparaissent lorsqu’une hélice d’ADN se forme suite à la présence des gènes recherchés. «Un peu comme un bouquet de fleurs qui vire et que nous sommes capables de lire à l'aide d'un petit lecteur optique», dit Mario Leclerc. Ce lecteur, développé par Denis Boudreau, chercheur collaborant également au développement de ce test, permet de savoir instantanément quelles sont les séquences ADN qui ont réagi et ainsi de multiplier les paramètres pour détecter plusieurs gènes à la fois.

Santé humaine, lutte au bioterrorisme ou encore dépistage d'OGM, les promesses d'application sont diverses et prometteuses. Pourtant, ce test génétique, célébré déjà l'an dernier comme l'une des 10 découvertes de l'année de Québec Science, s'avère seulement au stade de la validation, pas encore à celui du développement technologique ou de la mise en marché. «Nous espérons un prototype pour l'année qui vient», confirme le chercheur.

L'équipe de recherche sera alors à même de présenter une application réelle, par exemple l'identification du sexe d'un donneur à partir d'un échantillon sanguin. Les chercheurs travaillent aussi avec l'équipe du Dr Michel Bergeron, du laboratoire d’infectiologie de l’Université Laval, dans le cadre de détection bactérienne ou virale. Cette découverte reçoit le soutien financier de Génome Canada et Génome Québec, du NIH et de la Défense Nationale.

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De nouvelles dents cultivées en laboratoire

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_de_la_vie/20070219.OBS3247/de_nouvelles_dents_cultivees_en_laboratoire.html

BIO-INGÉNIERIE NOUVELOBS.COM 19.02.2007 15:03

Des chercheurs japonais ont cultivé des dents qui, implantées chez des souris, ont poussé et donné naissance à des dents normales. Remplacer des dents défaillantes par une vraie dent, plutôt que par une couronne ou par une prothèse, cesera peut-être possible avec le genre de technique développée au Japon par Takashi Tsuji et ses collègues.

Ces chercheurs ont recréé en laboratoire des bourgeons dentaires qui ont donné naissance à de nouvelles dents dans la bouche de souris édentées. L’équipe de Tsuji (Tokyo University of Science, Chiba) a d’abord multiplié in vitro des cellules épithéliales et des cellules mésenchymateuses, qui sont à la base du développement des dents.

Les chercheurs ont ensuite déposé ces cellules dans du collagène, qui agit comme un ciment. Au bout de quelques jours ils ont obtenu des bourgeons dentaires qu’ils ont implantés dans la bouche de souris après leur avoir arraché une dent. Les bourgeons ont donné naissance à des dents complètes, expliquent les chercheurs dans l’édition électronique de la revue Nature Methods datée du 18 février.

Email, dentine, pulpe, vaisseaux sanguins, connections nerveuses, tout y était pour former une dent normale. Tsuji et ses collègues estiment que cette technique, basée sur les cellules épithéliales et mésenchymateuses, pourrait être étendue à d’autres organes. Ils montrent qu’elle fonctionne pour les moustaches des rongeurs.
C.D. /Sciences et Avenir.com/ (19/02/07)

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Baisse d’impôts en échange de télétravail

http://www.tregouet.org/article.php3?id_article=475#sommaire_3

Le télétravail, ou le travail à distance hors des locaux de l’entreprise, est en plein essor au Japon. Le gouvernement japonais souhaite encourager cet élan en réduisant les impôts des entreprises fournissant les infrastructures permettant le télétravail.

Tout en travaillant chez soi et évitant les migrations pendulaires (aller-retours quotidiens entre le domicile et véritable phénomène social au Japon), le télétravailleur peut voir et élever ses enfants, s’occuper des personnes âgées de son foyer et jouir d’une meilleure vie de famille. En dehors de l’harmonisation du travail avec la vie de famille avancée par le gouvernement, l’augmentation des télétravailleurs serait une solution au manque japonais d’infrastructures destinées aux enfants en bas âge (crèches) ou encore au vieillissement de la population. De plus,cela réduirait le trafic routier, et les trains bondés seraient un peu désengorgés.

En 2002, 6,1 % de la population active japonaise était constituée de télétravailleurs. En 2005, ce pourcentage est passé à 10,4 %, portant ainsi le nombre total à 6,74 millions. Le premier ministre japonais Shinzo ABE a exprimé son envie de doubler ce nombre d’ici 2010. Pour être éligible à cette défiscalisation partielle, il faut que les entreprises introduisent une solution avec client léger, c’est-à-dire un système où le serveur s’occupe des traitements et des données ne laissant aux télétravailleurs et leur ordinateur client qu’une simple application de type navigateur Web ou bien bureau à distance à exécuter.

Pour aider les entreprises peu enthousiastes à la mise en place d’un système qui leur coûterait plusieurs dizaines de millions de yens selon des estimations, les impôts sur les biens immobilisés des entreprises mettant en place le serveur d’applications seront réduits d’un tiers pendant une période de 5 ans. L’offre gouvernementale n’est valable que pour deux ans à compter de 2007, mais sera étendue après 2009 si beaucoup de compagnies introduisent lesystème.
BE Japon

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Par Sybar-Hit Inc.

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