Maladies neurodégénératives - Quand la peau produit des neurones

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/02/21/004-Maladiesneurodegeneratives.shtml
Mise à jour le mercredi 21 février 2007 à 16 h 20

Voici une percée qui pourrait révolutionner le traitement des maladies neurodégénératives comme l'Alzheimer, le Parkinson et la sclérose en plaques. Une équipe de chercheurs de l'Université Laval est parvenue à produire in vitro des neurones à partir de cellules souches provenant de la peau de sujets humains.

C'est la première fois qu'une différenciation aussi poussée de cellules nerveuses est obtenue à partir de tissu cutané humain. Les chercheurs ont utilisé de la peau humaine adulte obtenue après des interventions de chirurgie esthétique. Ils ont soumis le tissu cutané à différents traitements afin de libérer les cellules qui ouvrent la voie à la formation de neurones. Ils les ont ensuite cultivées in vitro.

Il est à noter que la peau ne contient pas de neurones entiers, qui sont abrités dans la moelle épinière, mais uniquement leurs prolongements. Ainsi, le défi consistait à produire des neurones à partir de cellules indifférenciées et non à multiplier des neurones déjà présents dans la peau. Les tests ont démontré que les cellules souches de la peau peuvent se multiplier et se différencier in vitro lorsqu'elles sont placées dans un milieu approprié.

Extérieurement, elles prennent progressivement la forme allongée typique des neurones. Sur le plan biochimique, les chercheurs ont découvert que, dans les jours qui suivent leur mise en culture, ces cellules produisent des marqueurs et des molécules associés aux structures intervenant dans le passage de l'influx nerveux entre les neurones. Cela suggère un début de formation de synapse entre les neurones. - affirme François Berthod

Les retombées
La possibilité de produire des neurones à partir de cellules de la peau fait rêver les scientifiques. À long terme, l'idée sera de prélever des cellules de la peau d'un malade et de les utiliser pour produire des neurones parfaitement compatibles, ce qui éliminera les risques de rejet. Ensuite, il sera possible de procéder à une greffe dans les régions malades du cerveau. Avant d'en arriver là, les chercheurs devront pousser plus loin la différenciation des neurones et démontrer qu'ils sont capables de transmettre l'influx nerveux. Les travaux du professeur François Berthod, de Marie Gingras et de Marie-France Champigny sont publiés dans le plus récent numéro du Journal of Cellular Physiology

www.comptabilite-travailleur-independant.com

Par Sybar-Hit Inc.

En savoir plus, ça nous aide à mieux vivre...