Des élèves de 6e découvrent qu'il y a 4.000 produits chimiques dans une cigarette

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[15/01 - 19h06]

"Avant, je pensais qu'une cigarette, c'était comme si on mangeait du pain. Maintenant, je sais qu'il y a 4.000 produits chimiques dans un truc si petit". David, 11 ans, a été très impressionné par la séance de prévention anti-tabac à laquelle il vient de participer au lycée Victor Duruy, à Paris (VIIème). Son copain de classe Bertrand, 11 ans également, a lui aussi été frappé par "tous les produits qu'il y a".

David, blondinet frisé, a "déjà essayé" de convaincre sa maman d'arrêter de fumer mais "ça marche pas terrible". Après l'intervention de deux heures sur les méfaits du tabac dans le cadre de PrévADDICT, une opération menée dans une majorité de classes de 6ème par l'Académie de Paris et la préfecture avec le soutien de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), il a de nouveaux arguments. En particulier la présence de goudron. "C'est le truc qu'il y a sur les routes, ça ne donne pas envie", dit-il avec une grimace.

Toutefois, il n'est pas sûr que sa tentative réussisse car "elle a déjà essayé d'arrêter". Si Samy, Bertrand, Bérénice et Marie jurent tous en choeur qu'ils ne fumeront pas, Tristan est plus prudent: "on ne peut pas dire je fumerai jamais parce qu'on ne sait pas ce qui peut arriver quand on est en groupe...". Ce sera un des objectifs de la deuxième séance en mars, qui comprend notamment un jeu de rôle où justement un élève tente d'entraîner un de ses copains à fumer, lui explique le Pr Bertrand Dautzenberg. Ce pneumologue est président de Paris sans tabac, également partie prenante de l'opération tout comme le Centre d'information régional sur la drogue et les dépendances (CIRDD).

Les élèves se déclarent enchantés de cette initiation interactive. "C'est bien qu'ils nous préviennent", juge Bérénice. Les classes de sixième ont été choisies car "la bataille contre le tabac se gagne d'abord dans les années collèges", relève Jean Benet, chef du projet toxicomanie à la préfecture. De plus, fumer avant 15 ans modifie chimiquement les récepteurs à la nicotine du cerveau et crée une dépendance, souligne le Pr Dautzenberg. Les élèves semblent tellement convaincus de la nocivité des cigarettes que l'un d'eux demande: "pourquoi on ne peut pas les interdire ?".

"On ne peut pas tout interdire", répondent Bernard Périer et Pascale Cosson, le conseiller principal d'éducation et l'infirmière qui ont animé la séance. Un autre a entendu qu'"un joint = sept cigarettes". "On parlera des joints plus tard", élude M. Périer.

L'an prochain, une prévention de l'alcool sur le même modèle sera mise ne oeuvre en 5ème et 4ème. Le cannabis sera au programme des 3ème et 2nde. En attendant, Bertrand va apposer dans sa chambre l'autocollant "autopsie d'un meurtrier" qui rappelle différents produits nocifs de la cigarette "pour (s)'empêcher de fumer plus tard".
Source : AFP

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Par Sybar-Hit Inc.

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