Cellules souches : les scientifiques inquiets pour la recherche

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Le vendredi 05 janvier 2007, ANGLETERRE, APLondres

Des scientifiques britanniques s'inquiètent d'une prochaine décision du gouvernement sur les cellules souches qui, si elle interdisait l'emploi d'ovules d'animaux, menacerait la recherche de traitements pour des maladies dégénératives telles qu'Alzheimer ou l'atrophie musculaire spinale.

L'Autorité britannique pour la fertilisation et l'embryologie humaines (HFEA), organe indépendant de régulation, rendra son avis jeudi. Des experts de la HFEA diront s'ils jugent que la question ressortit de la compétence de leur juridiction, si la pratique est légale et si elle doit être autorisée.

L'Autorité a affirmé qu'elle ne ferait pas de commentaire mais les scientifiques concernés ont déclaré qu'ils avaient été prévenus de façon officieuse que les permis ne seraient probablement pas délivrés. Dans un document concernant la révision de la loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines publié le mois dernier par le ministère de la Santé, le gouvernement proposait d'interdire la création d'embryons hybrides combinant du matériel génétique humain et animal.

Les restrictions actuelles touchant cette pratique sont inspirées par l'état de l'opinion publique sur la question, selon le rapport, mais le premier ministre Tony Blair a assuré que le gouvernement n'était pas braqué contre les propositions des scientifiques. «S'il y a des recherches à même d'aider les gens, nous voulons qu'elles avancent», a-t-il lancé vendredi, reconnaissant que le dossier des cellules souches était sensible.

Plusieurs experts en cellules souches ont demandé l'autorisation de créer des cellules souches humaines à partir d'ovules animaux. L'opération consiste à injecter de l'ADN (matériel génétique) humain dans un ovule de vache ou de lapin énucléé (vidé) afin d'obtenir un ovule contenant le noyau humain et des traces de matériel génétique animal (environ 30 000 gènes humains pour 13 animaux).

Sous l'effet de chocs électriques, l'oeuf se divise et se développe jusqu'au stade d'embryon précoce (moins de 14 jours selon la législation britannique) dont on pourra extraire des cellules souches, capables d'évoluer en n'importe quel type de cellule du corps humain (indifférenciées), pour les cultiver puis les transplanter chez le patient. Les ovules humains sont peu pratiques pour la manipulation car trop fragiles et trop peu nombreux,e stiment les scientifiques.

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Par Sybar-Hit Inc.

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